Ouvrir ou tenir une galerie d’art dans cette période de crise semble un pari fou. Il l’est, peut-être. C’est au moins un pari sur ce qui m’est le plus cher. Un pari contre l’instrumentalisme omniprésent pour lequel l’art n’est qu’accessoire, accessoire de décor ou de conversations mondaines.
L’art que j’expose est le contraire : les peintures, les céramiques, les sculptures expriment ce qui résiste à la morosité ambiante, au fatalisme et au morbide qui hantent notre époque.
Chaque artiste rend à sa manière visible et saisissable son affrontement avec cette réalité, ses propositions pour aller au-delà de cette réalité, pour la dépasser dans la contemplation ou dans la violence, dans l’ironie ou dans la consternation, dans la gaieté ou dans la tristesse, dans la jouissance ou dans la frustration, au nom de ce qui m’est le plus cher : la vie.
- Evelyne Héno
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