Bernadette Delrieu, une artiste protéiforme, présente dans cette exposition des peintures éblouissantes dont le sujet apparent est la nature. En effet, «les rapports de l'homme au monde est ce qui hante l'œuvre de Bernadette Delrieu dont la démarche artistique part du visible, s'ancre profondément dans le voir, dans le sentir, dans le toucher, dans toutes les expériences sensorielles de la réalité, dans l'émerveillement participatif de tout le corps au monde dans lequel il baigne. Mais, en même temps qu'il apparaît grâce aux sensations, le monde nous échappe, se dérobe. L'art est cette perpétuelle poursuite de ses apparences fugitives, éphémères. […] Le paysage est privilégié non pas parce qu'il offre des réponses toutes faites mais parce qu'il pose le plus grand nombre de questions. En ce sens, ce n'est pas le paysage stricto sensu qui intéresse Bernardette Delrieu mais ce qu'elle appelle l'au-delà du paysage, une interrogation quasi-philosophique sur notre être-au-monde.» (Christian Limousin)
Eric Jégat, quant à lui, peint «des corps aux formes imprécises, sommaires, des corps essentiels qui surgissent dans un espace imparfait, toujours sans repères. Une matière riche en textures, à la fois fond et forme, espace et êtres. Eric Jégat crée des espaces de vie, vibrants comme une peau : la peinture se transforme en un corps fertile capable d'engendrer d'autres corps... Les personnages ne sont pas immobiles : leur mouvement est celui d'un déplacement, du fond incertain de la toile vers la certitude visuelle du spectateur. Autrement dit, leur mouvement consiste à naître de la matière et à exister. Etre, être là pour le regard de l'autre, une évidence picturale qui nous touche au plus profond parce qu'elle réveille en nous des sensations abruptes, parfois violentes, des cris qui trouvent cependant l'apaisement dans la contemplation : l'œuvre agit comme un miroir universel en nous renvoyant l'image de nous tous. C'est dans l'évocation de cette ressemblance, de cette communion de sentiments qu'Eric Jégat renoue avec un humanisme que la société semble avoir parfois oublié.» (Alessandra Cola)
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Le vernissage aura lieu le
mercredi 4 juillet 2012 de 18 à 21 heures
en présence des artistes.















